4 mètres d’ingénierie ferroviaire miniature
Avec ses 4 mètres de long, le module « Ville et Saute-mouton » constitue l’une des superbes perspectives visuelles du réseau.
En amont, il reçoit les 2 × 2 voies en provenance du module « Viaduc du barrage » :
deux voies en avant-plan,
deux voies en arrière-plan.
La ville s’organise autour de ces quatre circulations, créant une scène urbaine dense et structurée par le rail.
En aval, il se connecte au module « Ruine », où l’ambiance devient plus minérale et historique.
Une entrée en scène spectaculaire
Après la traversée urbaine, les voies s’engagent dans une large courbe à 90°. Cette transition marque un changement d’ambiance : on quitte la ligne courbe en ville pour entrer dans une zone d’infrastructure plus complexe.
C’est ici que débute le saute-mouton.
Le saute-mouton : fluidifier sans croiser
Le principe est simple, mais redoutablement efficace : éviter que les trains ne se coupent la route.
Les deux voies arrivant de la ville en arrière-plan franchissent la zone par le pont supérieur.
La voie avant-plan gauche passe sous l’ouvrage, en tunnel.
La voie avant-plan droite longe la structure au niveau intermédiaire.
Trois niveaux, aucun croisement à niveau.
Dans le monde réel, on parlerait de jonction dénivelée. Ici, cela permet une circulation fluide et visuellement spectaculaire.
Les trains semblent se croiser dans tous les sens … sans jamais se gêner.
Une logique d’exploitation réaliste
Après la séparation verticale, les deux voies de gauche convergent via une aiguille en Y vers une section à voie unique.
Cette portion impose une gestion rigoureuse :
un seul train engagé à la fois,
itinéraires verrouillés,
circulation alternée.
Puis, en sortie, une seconde aiguille en Y redistribue la voie unique vers deux directions :
retour vers l’avant-plan et la ville,
remontée vers les voies arrière-plan.
On obtient ainsi une structure élégante :
2 voies → 1 voie → 2 voies
Simple à comprendre ... mais subtile à exploiter.
Les initiés y reconnaîtront une organisation typique des grandes bifurcations ferroviaires.
Les visiteurs, eux, verront surtout des trains qui se croisent en relief dans un ballet parfaitement orchestré.