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Fiche Pratique Matériel Roulant
Bourreuse-niveleuse Plasser & Theurer - Hobbytrain (N)
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  • Ce modèle annoncé depuis plusieurs années au catalogue Hobbytrain est enfin disponible dans sa version motorisée. C'est la première fois qu'un modèle de ce genre est reproduit industriellement à l'échelle N. Il s'agit d'un sacré défi compte tenu de la conception de l'engin avec un châssis en dentelles et ses 2 petites cabines.

    Au niveau histoire, je serai assez bref car je n'ai pas de connaissance particulière concernant ce type d'engins. Le constructeur du modèle réel est allemand et s'est taillé une solide réputation dans le monde ferroviaire pour la qualité de son matériel. Le type exact de cet engin est Duomatic 07-32 et il s'agit d'un matériel récent qui peut être utilisé sur tout réseau de l'époque V.

  • Le modèle Hobbytrain :
    Hobbytrain a choisi de reproduire un engin immatriculé à la DB, ce qui semble assez logique compte tenu de l'origine du matériel. Le marquage DB est assez discret et la livrée jaune convient bien à ce genre d'engin de travaux. Toutefois, chacun pourra personnaliser son modèle à son goût en utilisant des transferts reproduisant des logos de différents opérateurs français (TSO, SECO DG, etc…). Ainsi, l'engin a plus sa place sur notre réseau pour un travail et un coût minimes.

    Hobbytrain bourreleuse niveuleuse

  • Au niveau conception, le modèle innove avec un minuscule châssis métallique abritant le moteur, une transmission par cardan et ressort à boudins et une multitude de pièces plastiques moulées en jaune.

    chassis moteur
    Le châssis moteur et la platine de prise de courant

    cardan
    Le cardan avec son ressort qui entraîne une roue dentée

  • Un des soucis rencontrés sur plusieurs modèles provient de la méthode d'assemblage sans colle qui fait que certaines pièces ont tendance à se démonter d'elles-mêmes. C'est notamment le cas des bogies qui sont tous les deux "moteur" et identiques, mais qui ont une fâcheuse manie de perdre leur carter, essieux et roues dentées. Il ne faut surtout pas s'affoler si cela arrive à condition de ne pas perdre de pièce et de remonter l'ensemble dans l'ordre qui suit : remettre en premier la roue dentée centrale (la plus grosse) puis les 2 plus petites de chaque côté et enfin les 2 essieux en mettant l'engrenage du côté des roues dentées et en veillant à bien appliquer les lamelles de prise de courant. Enfin, remettre le carter en plastique en mettant les jours en correspondance avec les roues dentées. Un peu de colle pour vitrage type Kristal Clear sur les tétons du carter évitera un nouveau désassemblage intempestif tout en permettant un démontage futur (pour changer les roues dentées par exemple).

    pièces du bogie
    Les pièces d'un bogie                                                                                       les roues dentées sont en place

  • La sortie du châssis moteur de la cabine n'est pas aisée mais elle est nécessaire pour digitaliser l'engin, chose que je ne recommande pas à ceux qui n'ont pas l'habitude de manier de toutes petites pièces. Il faut enlever les tampons et l'attelage factices qui sont seulement enfichés, désaccoupler le cardan, retirer les 2 vis qui fixent un cadre en plastique et retirer les 2 demi-réservoirs avec une lame de cutter. Le châssis moteur apparaît et son retrait exige du doigté. Il faut le soulever au niveau du moteur et tirer vers l'arrière pour sortir l'extrémité de la cabine. Attention au passage de la tête d'attelage qui bloque dans la traverse. Heureusement le plastique employé est assez souple, ce qui permet un petit jeu pour le passage de l'ensemble

    Le cadre qui tient l'ensemble avec le demi-réservoir
                                                 Le cadre qui tient l'ensemble avec le demi-réservoir                                             Le demi-réservoir

  • Autre point de vigilance : un démontage pour digitaliser exige que le fil noir qui amène le courant du bogie opposé soit dessoudé. Il faudra le ressouder au même endroit au remontage et veiller à lui faire suivre le même cheminement près du moteur afin de pouvoir repositionner le cadre jaune. Les 2 tiges métalliques qui amènent le courant doivent également être positionnées dans leur logement.

    Les tiges métalliques et l'emplacement où le fil noir est soudé
    Les tiges métalliques et l'emplacement où le fil noir est soudé

  • Dans l'opération de démontage, les petites pièces en plastique jaune placées au centre de l'engin ont tendance à sortir de leur logement. Il suffit de les remettre en place et là encore, un peu de colle à vitrage limitera leur désir de liberté. Si lors du remontage du cadre plastique, vous n'arrivez pas à replacer les 2 demi-réservoirs ou un seul des 2, c'est que le fil noir gène la fermeture ou qu'une pièce est mal positionnée.

    Les cabines sont finement reproduites mais attention aux manipulations répétées. Contrairement au corps de l'engin où les rambardes sont rapportées en plastique noir assez souple, les rambardes de cabines sont simplement gravées en relief et peintes en noir mat avec une peinture qui n'a pas une très bonne tenue. Par ailleurs, on peut reprocher aux pièces rapportées un aspect très plastique et il faudra une bonne patine pour changer cet aspect en faisant bien ressortir la gravure des pièces. De même, s'il est compréhensible que la conception de l'engin n'ait pas permis d'avoir des feux fonctionnels, leur reproduction en peinture argent est un
    peu décevante comparée à la production actuelle de ce constructeur.

    Grande cabine
    Grande cabine

    petite cabine
    Petite cabine

  • Le fonctionnement de l'engin est au départ assez surprenant. La vitesse est réaliste (moins de 50 km/h en réalité) mais le bruit omniprésent fait penser à un défaut. En fait, il n'en est rien mais le système de transmission retenu par ressorts à boudins engendre un bruit caractéristique auquel nous n'étions plus habitués. Le passage au mode digital n'y change d'ailleurs rien et le ralenti est hésitant à cause de ce mode de transmission.

    En conclusion, un modèle intéressant qui laisse néanmoins sur sa faim même si la prouesse technique est bien réelle. Le fonctionnement déconcerte et la finition déçoit un peu par certains détails qui ne sont plus dans les canons actuels, mais on atteint peut-être avec ce modèle les limites permises par notre échelle préférée
Auteur: Lionel Barbier - www.trains160.com
Date: Juillet 2008
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